… Le succès de la reprise d’Atys de Lully à l’Opéra-Comique en 2011, presque vingt-cinq ans après sa résurrection dans la mise en scène de Jean-Marie Villégier (1987), a montré que l’engouement pour la musique baroque n’a pas faibli. Au contraire, la multiplication des concerts, des festivals et, surtout, des enregistrements discographiques tout au long des dernières décennies a conforté la légitimité du répertoire baroque aux côtés des répertoires classique, romantique et contemporain. Mais cette redécouverte musicale s’accompagne bien souvent pour le grand public d’une (re)découverte d’un répertoire lexical. Les livrets d’opéra et les pochettes de CD abondent en termes peu évidents pour les non-initiés. De fait, volens nolens, les praticiens se trouvent devant la nécessité de vulgariser leurs connaissances — au sens noble du terme — s’ils veulent continuer de gagner à leur cause le plus grand nombre. Et de répondre inlassablement aux sempiternelles mêmes questions… Toutefois, dans le flot des demandes, il est un mot qui revient régulièrement, suscitant à la fois curiosité et perplexité, et ce mot c’est le mot haute-contre. Essayons donc d’y voir plus clair et de comprendre, pas à pas, la réalité qu’il recouvre….

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